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jcommunistesbeziers
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Bienvenue sur le blog des Jeunes Communistes du Biterrois.
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20.12.2007
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Quelques clefs pour comprendre : L'exploitation capitaliste selon Marx

Quelques clefs pour comprendre : L'exploitation capitaliste selon Marx

Publié le 08/01/2008 à 12:00 par jcommunistesbeziers
Quelques clefs pour comprendre : L'exploitation capitaliste selon Marx
Étudiant le mode de production capitaliste, Marx considère qu'il révèle une opposition entre deux classes sociales (bien qu'il puisse y avoir d’autres classes) : la classe bourgeoise qui détient le capital, et la classe prolétarienne, qui ne dispose que de son travail (de sa force de travail, serait plus juste, car c'est plutôt le capitaliste qui dispose du travail de l'ouvrier). S'inspirant de l'idée d'exploitation des travailleurs lancée par Proudhon, ainsi que de la pensée ricardienne qui ramène la valeur économique à la valeur-travail, Marx pense que le capitaliste exploite le travailleur en lui subtilisant une plus-value (c’est le « sur-travail »). En effet le capitaliste ne paye que la valeur de la force de travail. Or la valeur de la force de travail et la valeur que cette force produit sont deux choses différentes. Ce que coûte un ouvrier pour pouvoir travailler et le coût réel de son produit différent énormément.Un travailleur produit plus de valeur qu'il ne lui en coûte pour travailler et vivre lui et sa famille. Le capitaliste "profite" de cette différence fondamentale et c'est pourquoi d'ailleurs qu'il est et qu'il devient capitaliste . Dans la valeur du produit il y a ainsi:

la valeur des moyens de production consommés dans la fabrication du produit;
la valeur du travail payé (constitué par la valeur de la force de travail utilisée, donc le montant des salaires);
et une autre partie du travail fourni par l'ouvrier qui n'est pas payée et qui constitue la plus value empochée par le propriétaire des moyens de production qui devient par ce mécanisme un capitaliste.
Il tire de ces fondamentaux une théorie selon laquelle les tendances internes du système capitaliste recèlent des contradictions indépassables qui vont déclencher systématiquement et de manière récurrente, des crises économiques

Exploitation du travailleur et principe de la plus-value :

Marx considère que les capitaux engagés A se décomposent en deux parts : le capital constant c (les machines, les matières premières et les matiéres auxiliaires) et le capital variable v (les salaires). La valeur de A est donc A = c + v.
Il suppose de plus que le capital constant ne fournit aucun surplus au capitaliste, ce n'est que le capital variable qui est source de valeur, et cette valeur est proportionnée au temps de travail social nécessaire à la production de la marchandise. Celui-ci comprend le travail indirect et le travail direct.

L'exploitation des capitalistes s'exprime alors dans le fait que la force de travail utilisée n'est pas payée par le capitaliste au prorata de sa valeur. Le travailleur est payé, dans la logique de l'économie classique, au minimum vital qui permet sa subsistance. Sous la pression d'un chômage permanent, les salaires seront toujours ramenés à long terme vers le salaire minimum. Le capitaliste récupère donc une différence : la plus-value, notée pl. On a donc : A' = c + v + pl. On peut dès lors définir :

le taux de plus value : pl/v qui exprime le niveau d'exploitation du travailleur.
le taux de profit : pl/(c+v), qui mesure le gain du capitaliste sur le capital engagé.
La valeur produite se répartit alors dans les salaires qui tendent vers le minimum vital
Les profits, donnés par la somme des plus-values, différence entre le travail total mis en œuvre et le travail nécessaire.
Les intérêts et les rentes. Ils sont considérés par Marx comme une répartition de second degré prélevés sur les profits. Ils dépendent de facteurs monétaires ou financiers.
Comment accroître la plus-value ? Trois possibilités s'offrent aux capitalistes :

Augmenter la durée du travail (c'est la plus-value absolue).
Diminuer le temps de travail pour produire l'équivalent du minimum de subsistance (c'est la plus-value relative), en pesant par exemple sur la production agricole, en améliorant le progrès technique ou en important de l'étranger - ce qui expliquerait l'impérialisme.
Produire la même quantité de produits pour un même temps de travail en découvrant une innovation technologique (c'est la plus-value différentielle). Seulement, lorsque cette innovation est généralisée, du fait de la concurrence, la plus-value relative disparaît, le prix de vente rejoint le prix de production.

Baisse tendancielle du taux de profit
Marx explique donc la répartition du capital et l'exploitation des travailleurs, mais il lui reste à expliquer la contradiction fondamentale du capitalisme qui conduit à l'apparition récurrente de crises.

Il l'explique par le concept de baisse tendancielle du taux de profit. Marx considère que les capitalistes sont tentés d'accroître leurs capacités de production par des innovations technologiques pour obtenir un avantage temporaire sur leurs concurrents. Il s'en suit qu'ils substituent des machines à la main d'œuvre, autrement dit ils substituent du capital constant c à du capital variable v, ce qui a pour conséquence d'augmenter l'intensité capitalistique de la composition organique du capital (proportion de c et v dans le capital). Comme la plus-value est donnée par l'utilisation de travail direct, et que le taux de profit est pl / (c + v), il vient une baisse tendancielle du taux de profit qui provoque des crises.

Certes les capitalistes tentent de la compenser en accroissant leur débouchés (impérialisme), ou en augmentant le taux de plus-value, et on pourrait envisager un état stationnaire, mais le problème est que la substitution du travail par le capital génère de plus en plus de chômage, une armée de réserve de travailleurs, ce qui conduit inexorablement la société vers des conflits sociaux.

À terme donc, le capitalisme croule sous le poids de ses contradictions, c'est l'état de crise permanent, qui ne peut être évité que temporairement par l'expansion économique à des marchés vierges, ou par l'emballement de la croissance technologique.



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